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CARBIOS présente ses résultats semestriels 2025 et confirme son objectif de construction d’usine de biorecyclage du PET avec un calendrier décalé

24 septembre 2025
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  • CARBIOS a réduit ses dépenses opérationnelles et dispose d’une solide position de trésorerie de 72 millions d’euros au 30 juin 2025, lui permettant de disposer d’un horizon de trésorerie de plus de 12 mois.
  • Le projet de construction de l’usine de Longlaville est aujourd’hui conforté par :
    • Une avancée significative avec les financeurs publics ADEME et Région
    • Un intérêt manifeste des financeurs privés, sous réserve de la prévente d’une partie significative, non encore atteinte à ce jour, de la capacité de la future usine
    • L’évolution récente de l’environnement réglementaire améliorant la compétitivité de la technologie CARBIOS.
  • Dans ce contexte, la reprise du projet de construction de l’usine de Longlaville devrait intervenir avant la fin de l’année 2025, sous réserve de l’obtention des financements nécessaires. La mise en service de l’usine interviendrait alors au second semestre 2027.

Clermont-Ferrand (France), 24 septembre 2025 (08h45 CEST). CARBIOS (Euronext Growth Paris : ALCRB), pionnier du développement et de l’industrialisation de technologies biologiques visant à réinventer le cycle de vie des plastiques et des textiles, présente ce jour ses résultats semestriels 2025 et confirme son objectif de construction d’usine de biorecyclage du PET à Longlaville, avec un décalage de son calendrier.

Faits marquants

 

1.     Résultats financiers

 

Forte d’un plan de dépenses recentré et rigoureusement exécuté au cours du premier semestre de l’exercice 2025, la Société bénéficie d’une trésorerie solide de 72 millions d’euros au 30 juin 2025, lui permettant de disposer d’un horizon de trésorerie de plus de 12 mois. Le Groupe poursuit son travail de réduction des dépenses opérationnelles.

 

2.    Évolution de l’environnement réglementaire en France

 

La publication en date du 7 septembre 2025 de l’arrêté relatif à la prime à l’incorporation de matière recyclée (l’« Arrêté ») constitue un nouveau levier puissant pour accélérer l’adoption de la technologie CARBIOS par les clients, en leur permettant de bénéficier d’un avantage de 1000€/t pour l’incorporation de plastiques biorecyclés issus de déchets difficilement recyclables. CARBIOS sera ainsi en mesure de fournir à ses clients emballages, metteurs sur le marché français, un r-PET de qualité équivalente à celle du PET vierge (sans contaminants, transparent et doté d’excellentes propriétés mécaniques), et donc des propriétés très nettement supérieures à celles du produit issu du recyclage mécanique et à un prix net comparable, tout en traitant des déchets complexes, aujourd’hui non recyclés.

 

3.    Point sur l’usine de biorecyclage du PET de Longlaville
  • Le calendrier du projet de construction de l’usine est décalé à fin 2025, sous réserve de l’obtention des financements complémentaires nécessaires.
  • La prévente des produits issus de la future usine de Longlaville progresse, soutenue par un environnement réglementaire incitatif.
  • En parallèle, la Société a sécurisé une part significative de ses approvisionnements en matières premières, et signé des contrats de polymérisation consolidant les bases industrielles du projet.
  • Point sur les financements

    CARBIOS prévoit de financer son projet d’usine grâce à :

    • 42,5 M€ d’aides publiques comprenant un accord de subvention déjà signé d’un montant de 30 M€ avec l’ADEME, permettant le démarrage des versements à la reprise du projet et 12,5 M€ d’aide de la Région pour lesquelles la validation par la Commission européenne du régime d’aide au recyclage chimique a été obtenue et la publication au Journal officiel de l’Union européenne est attendue prochainement, ce qui lèvera le dernier verrou à l’obtention de cette aide. Il est précisé que ces montants n’ont pas encore été perçus et ne sont donc pas inclus dans la trésorerie disponible.
    • des financements complémentaires, notamment non-dilutifs, actuellement en discussion. Dans ce cadre, de nombreux financeurs privés, se basant sur une étude détaillée du projet ont confirmé un intérêt marqué, en donnant un accord de principe sur les montants nécessaires à l’investissement sous réserve principalement de la prévente d’une partie significative de la capacité de l’usine, niveau qui n’est pas encore atteint par CARBIOS à ce jour. La Société a retenu deux établissements (Lead Banks).
    • une partie de sa trésorerie disponible (72 M€ au 30 juin 2025).

La Société œuvre donc, à l’aide de ce nouvel Arrêté, à progresser davantage dans la prévente pour atteindre un niveau suffisant qui assurerait la finalisation des financements nécessaires à une reprise du projet avant la fin d’année 2025 et la production au second semestre 2027.

4.    Point sur la concession de licences

En parallèle, la maturité technologique et la documentation d’ingénierie, ainsi que des négociations avec divers partenaires, permettent à CARBIOS de rester pleinement engagée dans la commercialisation de licences de sa technologie.

 

« La maitrise de nos dépenses et notre trésorerie nous permettent d’avancer sereinement. Les évolutions favorables récentes, tant sur le plan réglementaire que dans nos discussions avec les partenaires financiers et industriels, nous confortent dans notre trajectoire. Nous abordons cette phase avec détermination et confiance, portés par la reconnaissance de notre technologie par nos clients, la solidité de notre modèle et l’engagement de nos équipes. »

Vincent Kamel
Directeur Général de CARBIOS
Compte de résultat consolidé simplifié : 

(comptes non audités)

(en milliers d’euros) 30/06/2025
6 mois
30/06/2024
6 mois
Chiffre d’affaires 84 73
Autres revenus 435
Produits des activités ordinaires 519 73
Frais de recherche et développement -7 501 -8 201
Frais de recherche et développement -10 214 -11 771
Subventions et autres produits de l’activité 1 662 1 952
Capitalisation des frais de développement 1 051 1 618
Frais commerciaux et marketing -2 344 -4 301
Frais généraux et administratifs -8 241 -7 578
Résultat opérationnel courant -17 568 -20 008
Autres produits et charges opérationnelles -7 326
Dépréciations et reprises sur actifs -7 326
Résultat opérationnel  -24 894 -20 008
Produits financiers 1 779 2 801
Charges financières -426 -878
Résultat financier 1 353 1 923
Résultat avant impôt -23 540 -18 085
Impôt sur le résultat
Résultat net de la période -23 540 -18 085

Au 30 juin 2025, le résultat opérationnel courant s’affiche à -17,6 M€ en amélioration de 2,4 M€ par rapport aux -20,0 M€ au 30 juin 2024. Cette amélioration provient essentiellement de l’exécution du plan de réduction des coûts annoncée fin 2024 et du produit des activités ordinaires pour un montant total cumulé de 6,2 M€, compensée par la présence d’éléments exceptionnels conjoncturels comme les coûts et provisions de réduction des effectifs et de restructuration (« PSE ») -3,0 M€ et le coût du projet de financement -0,8 M€.

Hormis les éléments exceptionnels conjoncturels, la réduction des charges opérationnelles courantes a concerné les Frais de recherche et développement, les Frais commerciaux et marketing ainsi que les Frais généraux et administratifs.

Le résultat opérationnel courant de -17,6 M€ reflète donc les efforts engagés par le Groupe pour réduire ses dépenses et assurer une gestion prudente de sa trésorerie, afin de poursuivre, sans pression de liquidité, les discussions avec ses partenaires publics et privés pour sécuriser les financements complémentaires du projet d’usine à Longlaville.

Dans l’optique de faciliter le redémarrage du projet de Longlaville et de limiter l’impact financier de la suspension provisoire des travaux, la Société avait mis en place des Protocoles d’accords avec ses principaux fournisseurs à l’annonce du décalage du projet, qui ont été prolongés du fait du nouveau décalage du projet. Néanmoins, en l’absence de prolongation d’un seul de ces Protocoles et faute d’accord avec un fournisseur à date, la Société a procédé, par prudence, à la constatation d’une dépréciation de 7,3 M€ sur un actif de l’usine de Longlaville, ce qui ramène le résultat opérationnel semestriel à -24,9 M€.

Le résultat financier de 1,4 M€ résulte principalement de produits financiers issus du placement de la trésorerie et de la capitalisation des coûts d’emprunts. Il est en baisse par rapport à celui du 1er semestre 2024 de 1,9 M€, du fait de la baisse des taux d’intérêts et des liquidités placées.

Le résultat net ressort donc à -23,5 M€ à fin juin 2025 contre -18,1 M€ à fin juin 2024.

Tableau des flux de trésorerie consolidés : 

(comptes non audités)

(en milliers d’euros) 30/06/2025
6 mois
31/12/2024
12 mois
Flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles
Résultat net de la période -23 540 -33 113
Elimination des amortissements des immobilisations et droits d’utilisation et autres dépréciations 10 838 8 109
Plus ou moins-values sur cession d’actifs -22 188
Provision et avantage du personnel 19 186
Coût des paiements fondés sur des actions -877 -587
Résultat financier -1354 -4 394
Plus ou moins-values sur actifs financiers éliminés 0 -366
Subvention liée à la différence de taux – IAS 20 – Emprunts -110 -155
Capacité d’autofinancement avant coût de l’endettement financier net et impôts -15 047 -30 132
Variation du besoin en fonds de roulement 230 -63
Impôts payés 0 0
Flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles -14 816 -30 195
Flux de trésorerie liés aux activités d’investissement  
Acquisition d’immobilisations corporelles et incorporelles -637 -59 403
Variation des dettes sur immobilisations -20 728 16 210
Frais de développement capitalisés -1 051 -3 165
Cession d’immobilisation 22 1
Acquisition d’actifs financiers -49 -24 606
Diminution d’actifs financiers 19 873 385
Flux de trésorerie liés aux activités d’investissement -2 570 -70 578
Flux de trésorerie liés aux activités de financement  
Augmentation de capital 0 139
Actions propres 47 -71
Emission emprunts et dettes financières 1 446 760
Remboursements d’emprunts et dettes financières -2 144 -3 831
Paiement de dettes de loyers (IFRS 16) -579 -1 440
Intérêts financiers nets versés -993 -1 639
Autres produits et charges financières 1 526 4 801
Flux de trésorerie liés aux activités de financement -699 -1 281
Variation de la trésorerie -18 084 -102 055
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture 89 767 191 821
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture 71 682 89 767
Variation de la trésorerie -18 084 -102 055

Le Groupe dispose d’une visibilité au-delà des douze prochains mois, sur la base d’une trésorerie de 72 millions d’euros au 30 juin 2025, contre une réserve financière de 109 millions d’euros au 31 décembre 2024, incluant 89 millions d’euros de trésorerie et 19 millions d’euros d’actifs financiers reclassés en trésorerie au premier semestre 2025.

La consommation de trésorerie nette sur la période, s’élève donc à 18,1 millions d’euros, contre 102,1 millions d’euros sur l’année 2024. Les 18,1 millions d’euros consommés sur la période incluent -20 millions d’euros de règlements aux fournisseurs associés au projet de Longlaville au titre des engagements déjà pris à l’annonce du décalage du projet, -17,1 millions d’euros de cash pour la gestion courante de l’activité, compensés pour partie par +19 millions d’euros d’actifs financiers reclassés en trésorerie disponible.